ATHENA21.ORG

Géopolitique et développement durable

logo athena

Polémologie / Irénologie

n-korea-lower-tech-threatIl faut remercier le 'camarade' nord-coréen Kim Jong-Un, hissé au hit-parade de la provocation internationale. Grâce à ce maître chanteur hors pair me revient le slogan qu'on pouvait lire sur les autocollants en Allemagne dans les années 80 : Eine einzige Atombombe kann dir dem ganzen Tag verderben... Ou, si vous préférez : Une seule bombe nucléaire peut carrément te gâcher la journée.

 

 

Une erreur de timing

Le premier secrétaire du parti des Travailleurs n'a pas eu de chance. Alors qu'il s'évertue à améliorer l'image de marque de son pays – le 'branding' comme disent les Anglo-saxons – voilà qu'il se plante dans le calendrier de ses célébrations. Plutôt que de faire péter sa bombinette le 16, (février), histoire de rendre hommage à feu son père en sa date d'anniversaire, Kim a préféré le 12, le jour même où le Pape Benoît décida de rendre son tablier. Et voilà que la modestie bienveillante du chef de l'église a failli éclipser le coup de gueule atomique du chef autoproclamé de l'Axe du Mal.

Lire la suite : Kim Jong-Un, un bienfaiteur malgré lui

aiea-nucleaire-amano 217

Comme nous l'expliquent régulièrement les apôtres de l'atome, des catastrophes comme celle de Fukushima ne devraient pas se produire. L'AIEA est là pour y veiller. En théorie.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), surnommée l'Interpol du nucléaire, a un rôle compliqué au sein du système des Nations Unies. Basée à Vienne, elle emploie plus de 2000 fonctionnaires de 92 nationalités. Dont 650 inspecteurs, qui vont effectuer des milliers de visites auprès de 900 installations, dans 91 pays. Leur mission n'est pas seulement de faire la police et traquer les trafiquants d'uranium, mais également de s'occuper des installations chargées de fournir de l'énergie et de veiller au respect des règles de conduite qui prévalent à la circulation des matières nucléaires. 80 % de son budget — qui est équivalent à celui de Météo France... — sert à veiller au bon fonctionnement des installations nucléaires des pays industrialisés.

Lire la suite : Les ratés de l'Interpol du nucléaire

Hiroshima terrorParis a hébergé les 29 et 30 juin un 'mini-sommet' avec les représentants des 5 puissances nucléaires (militaires) qui sont membres du Conseil de Sécurité. Une occasion en or pour rouler dans la farine ceux qui ont la naïveté de croire que la sécurité n'a rien à voir avec le nucléaire...
Ca n'a échappé à personne : tout le monde veut se débarrasser du nucléaire. Du nucléaire militaire évidemment. Mais contrairement à ce qui se dit et se fait pour le nucléaire civil, tout le monde voudrait d'abord et avant tout se débarrasser du nucléaire des autres. Ce marchandage qui a pris naissance à l'ONU dans les années 60, à la suite de l'essai nucléaire chinois d'octobre 1964, est toujours d'actualité.

Lire la suite : Le 'P5' veut sauver mordicus le TNP

Reste-encore-des-murs red

La conférence d'examen du TNP du 3 au 28 mai 2010 a pris fin. Une conférence onusienne de plus. Presque un non-événement. Le compromis qui a été arraché dans les derniers jours permet à chacun des participants de sauver la face, de pouvoir éventuellement se rassurer, de faire valoir ses talents de négociateur dans le cadre de la diplomatie atomique. Mais encore ?

Lire la suite : Les derniers soubresauts du TNP

 

 

israelEn octobre 2003, à défaut d'offrir des garanties de sécurité à l'Iran, la troïka européenne a déclaré soutenir "la création d'une zone exempte d'armes de destruction massive au Moyen-Orient, (conformément aux objectifs des Nations unies) pour promouvoir la sécurité et la stabilité dans la région'.
S'il est prématuré de croire que l'initiative lancée par le président Moubarak dès 1990 -et relancée depuis - aura des suites grâce à l'affaire iranienne, on ne peut exclure qu'Israël négocie à sa façon des garanties de sécurité en échange d'une mutation pacifique. Cette mutation passe par une révision de l'opacité nucléaire.

 Se défaire d'un tabou

Le culte du secret qui renvoie à l'état d'exception correspond à un certain état d'esprit, mais l'ambigüité nucléaire, même dans le cas d'Israël, n'a plus les atouts que les adeptes de la dissuasion veulent bien lui attribuer. Les heures du nor deny nor confirm sont comptées. La fameuse formule sibylline Israël ne sera pas le premier Etat à introduire des armes nucléaires au Moyen-Orient, mais il ne sera pas le deuxième non plus, qui remonte à 1965 intriguait hier encore ; aujourd'hui, elle fait sourire.
Le monde entier sait que vous possédez l'arme atomique, vous le confirmez ? A cette question directe d'un journaliste d'Euronews en mai 1995, Shimon Pérès avait curieusement rétorqué : le monde entier, sauf Israël

Lire la suite : Nucléaire israélien : vers la fin d'un tabou