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Géopolitique et développement durable

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Sécurité écologique

 

sousmarin 500Qu'on ne s'y méprenne pas :

L'arme nucléaire n'est pas condamnable pour le simple motif qu'elle dégrade l'environnement. Même si c'est une circonstance aggravante.

Dans le même ordre d'idée, les crimes de guerre contre les générations futures que furent Hiroshima et Nagasaki, ne seraient pas moins condamnables si demain, ils étaient menés par des sous-marins, rebaptisés Le Durable plutôt que 'Le Foudroyant' (ou 'Le Terrible'), issus d'un commerce équitable, conçus grâce à des arsenaux socialement responsables estampillés ISO 14001...ou encore menés par des missiles appareillés à partir de sites Natura 2000. Combattre les essais nucléaires ne s'est pas fait (uniquement) parce que les pétards esquintaient des récifs coralliens et entraînaient des déchets. Si l'on s'insurge contre les programmes nucléaires semi-clandestins de certains Etats, les dissidents du TNP ou Traité de Non Prolifération nucléaire par exemple, ce n'est pas parce que leurs dirigeants compromettent des sols fertiles et gèrent mal leur yellow cake ou concentré d'uranium! Mais parce que les barbelés qui entourent leurs bases se marient très bien avec l'omerta nucléaire ; et que l'aventure s'échafaude, dans les empires comme ailleurs, à l'encontre de populations qui, à défaut d'être affamées par les priorités budgétaires de dirigeants mégalos, deviennent des cobayes de la destruction durable de l'atome.

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Quelles lois dicteraient déjà les sénateurs ? /
Quand ils arrivent les barbares les dicteront [...]
Pourquoi empoignent-ils des cannes si précieuses
Sculptées merveilleusement dans l'or et l'argent ?
Parce qu'aujourd'hui arrivent les barbares.
Constantino P. Kavafis
DIEGO-GARCIAC'est une prison secrète qui se lève dans les terres qui ont été volées aux habitants originaires du lieu. De sa piste de vol ont décollé les bombardiers des USA, pour envahir le Cambodge, l'Afghanistan et l'Irak, à coups de feu, crimes et impiété; pour contrôler le Moyen Orient et ... plus encore, mais voyons déjà.
Diego García est un embryon de la mort. C'est l'abîme qu'ont choisi les barbares — avec l'excuse d'un terrorisme supposé — pour mieux torturer. C'est un vrai trésor pour l'Amérique du Nord et le Royaume-Uni. C'est la base militaire la plus importante dont l'Empire dispose pour surveiller le monde ; et près de ses paires —les bases de Guam et d'Ascension — sont les clefs pour l'envahisseur. C'est un endroit idéal pour accueillir des missiles de l'ogive nucléaire, bien qu'ils soient interdits par les traités internationaux. Mais est-ce que cela importe aux barbares ?

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MANDELA B

 

 

 

 

 

 

Invictus ! (*)
Depuis l’obscurité qui m’envahit,

Noire comme le royaume de l’enfer,
Je remercie les dieux quels qu’ils soient

Pour mon âme indomptable.
Dans l’étreinte féroce des circonstances,
Je n’ai ni bronché ni pleuré
Sous les coups de l’adversité.
Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.
Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne se profile que l’horreur de la nuit.
Et pourtant face à la grande menace
Je me trouve et je reste sans peur.
Peu importe combien le voyage sera dur,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.
William Ernest Henley (1849 – 1903)

NELSON MANDELAPoème écrit en 1875
Le titre latin signifie ‘invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible’. Le poème fut choisi par Nelson Mandela pour accompagner ses jours lors des vingt-huit années qu’il a passées en prison pour la cause de la liberté en Afrique du Sud.

warningclimateFormer Vice President Al Gore, Senator Lamar Alexander and the environmentalist Lester Brown have all been calling for national “mobilization” to fight climate change for more than a decade. Two years later, Bill McKibben wrote an article arguing that climate change was actually world War III and that the only way to keep from losing this war would be “to mobilize on the same scale as we did for the last world war.”
Yet much of this rhetoric involves little or no understanding of what national mobilization actually meant for Americans living through World War II. As a result, the sacrifices and struggles of the 1940s have begun to seem like a romantic story of collective heroïsm, when they were in fact a time of rage, fear, grief and social disorder.
We are underestimating both the deep national trauma of World War II and our present challenge.When people who have never personally experienced war and have little historical sense of what it was like to live through World War II talk about a “war for the climate” or demand a “World War II-scale mobilization,” they are reaching for old-fashioned costumes in which to dress contemporary problems. But the global challenge we face today in climate change differs from what the United States faced in World War II in several key ways.
First, climate change is not a war.
bahamas hurricane dorianThere is no clear enemy to mobilize against, and thus no way to ignite the kind of hatred that moved Americans against Japan during World War II. No clear enemy also means no clear victory. It was easy to tell when World War II was over: The Americans, British and Russians had killed enough Germans and Japanese that Axis leaders surrendered. How would we know when the “war on climate change” ends?
Second, as opposed to World War II, when national mobilization meant a flood of government money that truly did lift all boats, the transformations required to address climate change would have real economic losers. Many major players in industry, tech, energy, and government have little incentive to go along with climate mobilization, since it would undermine their profit and power.
Third, mobilization during World War II was a national mobilization against foreign enemies, while what’s required today is a global mobilization against an international economic system: carbon-fueled capitalism. It took President Franklin D. Roosevelt years of political groundwork and a foreign attack to get the United States into World War II. What kind of work over how many years would it take to unify and mobilize the entire industrialized world — against itself?
(…)
The problem of climate change is bigger than the New Deal. It’s bigger than the Great Depression. It’s bigger than war. The problem of climate change is the problem of how and whether human beings can live together sustainably on this planet.
Roy Scranton
Assistant professor of English at Notre Dame, the author of “Learning to Die in the Anthropocene,” the novel “I Heart Oklahoma!” and “Total Mobilization: World War II and American Literature.”

abri nucleaire milwaukee 1958En 1957, le Committee for a Sane Nuclear Policy (SANE) met la pression pour que soient abandonnés les essais nucléaires (menés alors par les Etats-Unis, l'URSS et le Royaume-Uni). Parmi les supporters de cette démarche, Norman Cousins, fondateur de ‘Peace Action’. Il séjourna plusieurs fois à Lambaréné pour décider le lauréat Albert Schweizer à prendre position, ce qu’il va faire le 23 avril 1957. Il lance sur les ondes de Radio Oslo un Appel à l’opinion publique. Dans cet appel en faveur d’un arrêt des essais nucléaires, A. Schweitzer explique les dangers à la fois pour l'environnement et la santé.
Aux Etats-Unis, parmi les supporters de SANE, se retrouvent de nombreuses femmes dont celles qui ont mis sur pied la WSP, la Women Strike for Peace. Le 1er novembre 1961, près de 50.000 d'entre elles défilent dans 60 villes des États-Unis pour manifester contre les armes nucléaires et les radiations sous le slogan ‘End the Arms Race not the Human Race’. Il s'agit de la plus grande manifestation nationale pour la paix des femmes au cours du XXè siècle.
ONE PLANET ONE FUTUREEn 1962, les membres de l'avant-garde de Women Strike for Peace rencontrent Gertrud Baer, alors secrétaire de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (WILPF) à la Conférence des dix-sept nations sur le désarmement. Le groupe s'allie avec quatre organisations de femmes pour la paix : outre la WILPF, Women's Peace Society (WPS), fondée en 1919 par Fanny Garrison Villard, fille de l'abolitionniste William Lloyd Garrison, Women's Peace Society Peace Union (WPU), et le National Committee of the Causes and Cure of War (NCCCW). 

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